Pseudo : Lichan
Age : 21 ans
Profession : écrivain amateur, scénariste
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Tiffou

Cuty

Où en suis - je ?

Ecriture

Un jour de printemps page : 160
Pendentif : chapitre 17 [0%]

 

Croquis

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Projets

EBDN (nom non communiqué exprès) : tome 1 : 50%
Echarpe bordeau : 30%

Création graphique

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Si une larme échoue dans un bouton de rose, naîtra - t - il une fée ?


Humeur : Morte x_X
Musique : aucune pour le moment
Livre : Liaisons dangereuses
Avatar : Rainie Yang


Juste pour vous la suite d'hier qui finira sur le site =F


Je sentais le pouls du jeune homme diminué fortement et j’eus le réflexe de mettre mon gilet contre son corps après l’avoir enlever et je serrais l’homme bien plus imposant que moi contre mon corps. Chaque secondes qui passèrent me firent l’impression d’être des éternités, le sang tachait déjà mon chemisier blanc et bientôt j’eus la peau froide à cause du tissu humide. Mes yeux se firent floue doucement mais je ne devais pas me laisser aller au malaise…Il ne fallait pas…Je serrais plus fort le corps tout en hurlant le nom de cet individu qui encore quelques minutes plutôt me faisait peur mais là, à cet instant précis, à cette seconde qui n’est pas encore écoulée, j’aurais donné tout pour qu’il se réveille…Je ne voulais pas qu’il meure à cause de moi, il ne m’avait rien fait, je n’aurais jamais du fuir ! Jamais… ! Les larmes vinrent orner mes yeux, je me sentais dans un état second, la blessure sur ma tempe me faisait mal et le froid de la pluie n’aidait en rien à mon état. Je portais mon regard sur le visage tuméfié de Meng Yin et posa mon front contre une partie pas trop blessée en murmurant :

« Je t’en supplie…Meng Yin…Reste avec moi…Reste avec moi ! Je te promets, je ne te fuyerai pas ! Je te promets de rester malgré ce que tu me feras ! RESTE…avec…moi… »

Au loin, très loin, j’entendis l’ambulance arrivait, je regardais alors le chauffeur me parlait mais je ne l’écoutais pas, j’avais le regard fixé sur la lueur des gyrophares qui s’approchait de plus en plus vite de nous…Le bruit du véhicule me rassura malgré le fait qu’il m’assourdisse en même temps, j’étais là, je regardais fixement le pare – brise et vit le regard du chauffeur sur moi, un sourire de soulagement se dessina sur mon visage et je peux alors me laisser aller. Le vent frais sur ma peau trempée me fit sombrer très rapidement et je ne sentis même plus mon corps…Une dernière parole, un dernier son sentant de mes lèvres pour mieux partir…

Je me sentis ballottée, transportée puis je ne sentis plus rien…J’étais dans le noir le plus complet mais doucement, je sentis une brise fraîche que je pensai imaginer mais le décor changea doucement…J’étais en bas des marches de la bibliothèque universitaire, l’automne était là, je voyais les arbres couverts de feuilles jaunies, le ciel était découvert, le soleil bien que pâle et timide était quand même là. Je portais mon regard aux alentours mais je ne vis personne, le lieu était désert, calme, serein… C’était bien la première fois que je voyais ce lieu sans vie, c’était perturbant et en même temps si magique de voir cet endroit silencieux. Je me mis à marcher et m’assis sur les marches en regardant devant moi, j’étais soudainement très heureuse d’être là. Je portai mon regard aux alentours et soudainement, apparut devant moi Meng Yin. Il portait une chemise bleu clair sur un jean délavé noir, ses cheveux qui sont d’habitude plaqués en arrière était décoiffés et tombés légèrement devant ses yeux. Son regard était planté sur moi et je me mis à frissonner. Son sourire était étrange, je ne pourrais vous le dire s’il était un sourire doux ou pincé, tout ce que je voyais était ses yeux qui brillèrent intensément. Il s’approcha de moi, fit un pas et je sursautai en le voyant déjà assis à coté de moi. Il murmura mon prénom et je me tournai vers lui. Là, oui, à cet instant là, je pouvais vous certifier qu’il souriait tendrement. Son changement d’expression me fit légèrement sursauter intérieurement mais je n’avais cette fois pas le courage de dire quoi que ce soit et j’avais décidé de ne plus fuir. Je le regardai alors et il m’attrapa la main doucement et déclara d’une voix dont je n’aurais jamais soupçonné une si douce intonation :

« Lin Xian, je voudrais te dire quelque chose… »

Je le regardai avec une innocence que j’aurais préféré cacher. Je le scrutai soudainement, il y avait quelques choses qui me perturbaient, en dehors de son attitude très surprenante. J’avais beau le regarder, je ne trouvais pas ce qui me perturber. Il me regardait en se taisant et abruptement, je posai ma main sur sa joue et la touchai en appuyant pour voir ce qui le fit sourire. Je lui sourais en m’exclamant :


« Tu n’as plus rien !
- Lin Xian…Déclara – t- il.
- Oui ? Demandais – je
- Tu te rappelles ce que tu m’as dis ? Que tu ne me fuirais plus jamais ? S’enquit – il.
- Oui, je m’en rappelle…Dis – je en le regardant.
- Je vais te prendre au mot et jusqu’à ce que j’ai finis, tu ne devras faire aucun mouvement, compris ? Demanda le jeune homme.
- Oui, je t’écouterai sans bouger Meng Yin… »


Il se leva et vint se mettre devant moi, il se pencha et attrapa ma main pour la maintenir dans la sienne fermée. Je levai les yeux vers lui, le cœur battant un peu plus vite à chaque secondes qui passaient mais restant silencieuse, il ne fallait rien dire, mon cœur me l’ordonnait et j’écoutais toujours mon cœur…Il fit mine de réfléchir puis prit une grande respiration avant de commencer sa déclaration :

« Lin Xian, j’espère que tu ne te moqueras pas de moi…C’est assez difficile à dire ce que je voudrais te dire et puis je ne suis pas un homme aimant les belles phrases…Alors, je te dirai simplement, ces mots avec le cœur, alors ne te moque pas, compris ? »

Je fis un signe de la tête en le laissant reprendre :


« Cela fait maintenant longtemps que j’ai veillé sur toi à ton dépend. J’ai jamais pensé que je pourrais sentir ce genre de sentiments…J’ai toujours eu de nombreuses filles autour de moi, toujours de quoi m’amuser mais jamais, je n’ai eu…Jamais, je n’ai eu un coup de cœur comme toi…Alors, je vais…Enfin pourvoir te le dire…Je t’aime Lin Xian. »

J’ouvris de grands yeux, j’étais à milles lieux de penser à avoir une déclaration d’amour de cet homme. Milles lieux fut encore une distance trop légère car de ma surprise, je ne m’en remis pas aussi facilement…Ce fut sa main pressant la mienne qui me fit revenir et j’ouvris les lèvres pour poser la seule question qui m’effleurait l’esprit :


« Mais on ne se connaît pas alors comment… ? »

Il me sourit encore plus doucement et me fit me lever en me tirant le bras. Je me mis debout et il s’approcha plus près de moi et je plongeai mes yeux dans les yeux. Un sourire mêlant l’amour au désir orna ses lèvres et je me mis à rougir. Il posa son front contre le mien et dit dans un chuchotement :

« Tu ne t’en rappelles plus…Tu dois être le genre de personne a aidé sans même s’en apercevoir… Je t’ai vu pour la première fois à la bibliothèque où j’étais venue rendre un livre de ma petite sœur, bon j’avoue elle m’avait cassé les pieds toute la matinée pour que je le fasse et donc j’étais venu pour cela. Quand je suis arrivé, des gars de mon genre étaient entrain d’embêter une étudiante qui savait plus où se mettre et tu es arrivée. Tu pris un des sacs des hommes qui était posé sur la chaise et tu l'as posé à terre et tu as commencé à étudier comme si de rien était. Les gars ont commencé à t’embêter et tu as juste dit :

« Vous êtes vraiment que des moins que rien, embêter une jeune étudiante en étant 5 contre elles, les hommes sont plus des hommes de nos jours. Vous êtes si pitoyable que je ne me donne même pas la peine de vous regarder et si vous vous m’agressez faites le mais vous avez intérêt à pas me rater car moi, je dépose plainte chez les flics ! »

Les voyant prêt à insister, je fis un pas en leur direction et le chef me vit ce qui le fit dégager mais tu n’en vis rien, tu étais déjà entrain de rassurer la jeune femme que tu ne connaissais même pas… Ce jour là, j’ai cru que tu étais folle dans un premier temps et intrigué par ta réaction, je me suis mis à te surveiller et j’ai bien vite compris, que malgré tes sauts d’humeurs, tu étais toujours là pour aider, écouter même si après, une fois seule, tu pleurais toutes tes larmes…Je n’avais jamais rencontré une personne comme toi… »

Les larmes me prirent soudainement et je dus essuyer mes yeux avec la manche de mon chemisier. Il m’attrapa délicatement mon menton et je compris dans ses yeux qu’il voulait un baiser. Mon cœur s’affolait et je me disais si je refusais cela maintenant, je ne sais pourquoi, il se pourrait que je le regrette toute ma vie. Je fermai les yeux en signe d’accord et doucement, je sentis ses lèvres douces et chaudes contre les miennes. Inconsciemment, je mis mes bras autour de son cou pour le serrer plus fort contre moi, tout en mettant la douceur de mon cœur dans mes lèvres. Il approfondit légèrement le baiser ce qui fit sursauter tout mon être mais il s’arrêta avant que je ne puisse plus m’en remettre. Détachant doucement ses lèvres des miennes, j’ouvris progressivement les yeux et le vit devant moi. Il me sourit avant de détacher mes bras de son cou puis il fit un pas en arrière. Je le regardai surprise et il soupira. Une expression de tristesse immense apparut alors sur son visage et je lui demandai doucement ;


« Pourquoi es – tu si triste, Meng Yin ?
- Il faut que tu me promettes une chose, Lin Xian…Déclara – t – il.
- Quoi donc ? Demandais – je perdue.
- Pourras – tu m’apporter des roses blanches ? J’aime les roses blanches…Dit – il en souriant.
- …La prochaine fois qu’on se verra j’irai te chercher un bouquet de roses blanches alors. Dis – je
- Je te remercie ma douce Lin Xian…Le temps s’est couvert, il serait temps que tu rentres chez toi non ? S’enquit – il.
- …Oui, je pense aussi. »

J’avais levé les yeux et le ciel était noir orageux. Je le regardais une dernière fois avant de passer à coté de lui mais je m’arrêtai et dis avec la voix émue :

« Je n’aurais jamais pensé voir un jour ton cœur, je me suis trompée sur toi, pardonne moi…J’espère te voir bientôt, j’espère qu’on pourra se créer des souvenirs… »

Il me sourit et vint me déposer un baiser sur les lèvres avant de me dire de m’en aller. Je m’avançai alors puis me mis à courir mais tout changea progressivement et tout redevint noir. La peur me paralysa le cœur, mon souffle se fit plus profond, plus saccadé, je me sentis partir dans une peur encore plus profonde, mes mains tremblées énormément, que m’arrivait – il ? J’entendais soudainement mon prénom et j’ouvris doucement les yeux qui avaient collés entre eux à cause des larmes. On me redressa de force et je vis que j’étais dans une pièce blanche ou l’odeur de désinfecteur était omni – présente. Je regardai autour de moi et vit ma mère pleurait toutes les larmes de son corps et je posai ma main contre la sienne. Elle me sourit et me serra fort la main en ne pouvant s’empêcher de s’exclamer « ma petite fille ! ». Je lui souris doucement avant de m’exclamer :


« Comment va Meng Yin ? »


Cela faisait plusieurs fleuriste que je faisais avec ma mère. Elle ne voulait plus me laisser sortir seule et tenait à tout prix à me payer les fleurs. Arrivant à la 4ème boutique, je vis en devanture des roses blanches et je pressai ma mère pour y entrer. On prit un bouquet de 30 roses et quand je sortis de la boutique, je suppliai ma mère de me laisser y aller seule. Elle refusa plusieurs fois de suite mais du abdiqué en voyant les larmes dans mes yeux. Elle me donna de l’argent pour que je puisse prendre le taxi ce que je ferai sûrement à mon retour. Je la quittai là et entre pris mon chemin en silence. Combien de temps s’était – il passé depuis mon accident ? Je ne pourrais vous le dire car je dus alors perdre la notion du temps… J’avançais de manière automatique et fus surprise de me retrouver si vite devant le portail en fer. Je pris une grande respiration et fit un pas puis un autre et franchit le portail rouillé. Je posai mon regard sur l’homme près du portail et lui demanda :

« Meng Yin, je vous prie…
- Oh…Continuez tout droit, tourner à gauche et vous le verrez… »

Je le remerciai tout en marchant en silence, seule le bruit de mes talons sur les graviers blancs firent du bruit. Arrivant au virage, je fis quelques pas et au moment où je dus porter mon regard sur les pierres tombales, mon cœur se déchira, je fis encore un pas et éclatait en sanglot en voyant la tombe de Meng Yin encore fleurie de ses proches. Je m’approchai avec mal et me mit à genoux sur l’herbe encore mouillée de la veille. Mon souffle ne voulait pas reprendre, mes larmes coulaient tellement que je voyais plus rien, ma gorge émit des gémissements de douleurs mais rien de tout ceci ne calmait l’atroce douleur qui m’envahissait. Je maudis tout, je me maudis surtout…Quand j’eus le courage de poser les fleurs sur sa stèle, j’articulai avec mal :

« Voici tes roses Meng…Pourquoi…Pourquoi tu m’as pas dis que tu étais mort ?! Pourquoi tu m’as fait croire que je pourrais te rendre tes sentiments ?! Maintenant, je ne le pourrai plus jamais ! JAMAIS ! Tu m’entends ?! J’aurais du mourir ! Pourquoi tu m’as sauvée ?! Pourquoi…Meng ?!!! POURQUOI ?! »

Un nouveau sanglot me prit alors et je fus incapable de me calmer…Le froid de décembre avait pris place et je sentis ce froid s’engouffrer en moi mais je n’en avais que faire…J’étais à genoux devant la tombe de l’homme qui m’avait sauvé, qui m’avait aimé sans que je ne puisse plus rien fait pour lui. Soudainement, un courant d’air chaud me caressa la joue, je levais les yeux vers le ciel mais ma vue fut floue. Soupirant de tristesse, je recommençais à sangloter mais le vent plus doux sécher immédiatement mes larmes alors je fermai les yeux et je crus entendre une voix me dire :

« Je serai toujours là pour toi, je te veux heureuse…Lin Xian, vit pour moi, je t’en prie…Ne pleure pas pour moi, je n’aime pas la tristesse dans tes yeux…Lin Xian, je te veillerai et te protégerai de là où je suis comme j’ai toujours voulu le faire…Alors je t’en prie ne pleure plus, pense à moi parfois, parle moi si ça ne va pas et je mettrai sur ton chemin le bonheur que tu m’as toujours inspiré…Je t’ai aimé, je t’aime…et je t’aimerai à jamais… »

Mon cœur s’arrêta net et les roses que j’avais amené se défirent du bouquet pour mieux s’éparpiller au sol. Une seule éclata avec l’air et je vis les pétales tournoyaient autour de moi…Ma tristesse ne partit jamais réellement et dans mon cœur il restera toujours un endroit bien protéger du reste du monde, un endroit où lui seul aura sa place à maintenant et à jamais…



Voilà et si vous pleurez, vous inquiétez pas, j'ai pleuré également ^^

Voilà et tout ça pour vous laisser sur votre faim, je suis gentille =D
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Ecrit le07 Nov 2010 par la grandissime Lichan dans la catégorie : tribulations
A 23h on met le blog à jour


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Enfin à jour est un bien grand mot, je dirai plutôt un petit article comme ça. J’avais envie de le faire bien a jour avec les images de mes liens amis fini, une nouvelle page dont l’idée vient de Lu ^^. Mais là, ce soir, j’avais pas le courage de me prendre la tête…J’ai une soudaine envie d’écrire une scène d’amour, comme ça, une scène improbable qui est sûrement inspirée par Devil beside you que je regarde actuellement. Je verrai bien une scène aussi violente que douce…Allez je me lance, après tout, les ratés ça arrive à tout le monde :


« L’air était d’autant plus doux pour un mois de novembre, j’étais sortie sans mon manteau, en gilet. Le vent caressait mon visage encore chaud pendant que je marchais d’un pas pressé vers la sortie de l’établissement. J’avais laissé à l’intérieure de la salle de classe mes amies étudiantes et courrais déjà vers la bibliothèque pour y finir mon dossier. Dans ma course, je bousculai un homme bien plus grand que moi, les cheveux châtain clair qui partaient dans tous les sens, aux yeux bleus profonds. Je m’excusais sans prendre plus la peine de le regarder et partis vers la bibliothèque. En arrivant dans celle – ci, je vis tous les élèves sortir et fus surprise car aucune alarme ne retentissait et on était bien loin de l’heure de fermeture. Je m’engouffrai alors quand même la salle et vit au milieu de celle – ci, Meng Yin, la pire personne sur terre…Il manipule, escrocs et bat tout ceux qui ne lui revienne pas. Et malgré le fait qu’il était assis, pieds sur une table et qui fixait l’entrée, je ne pouvais faire demi – tour. Je pris mon courage à deux mains, me dirigeai vers la bibliothécaire qui fuit en me voyant arrivée. Soupirant devant la lâcheté humaine ou ma folie du moment, je m’avançai vers la rangée de livres d’économie et extirpai un des manuels qui me fallait pour finir mon dossier. Je le pris et me retournai pour aller vers une table mais il apparut devant moi. Il faisait bien 3 têtes de plus, ses cheveux noirs plaqué en arrières, ses yeux marrons profonds si perçants qu’il me firent frissonner, se plaqua sur moi et je déglutis. De surprise et de peur également, je lâchai mon livre qui tomba au sol sur les pieds du monstre. Il me regarda, porta son regard sur le livre puis le remonta à moi, j’avais maintenant tout mon être entrain de trembler. Mon cœur battait si bruyamment dans ma poitrine que le son m’assourdissait et parvenait sûrement à ses oreilles vu le sourire qu’il affichait. Il fit un signe de la tête vers le bas pour me faire comprendre que je devais ramasser le livre ce que je fis prestement, voulant le quitter au plus vite mais déjà ses bras me barraient le passage en prenant appui sur les deux bibliothèques de livres. Mes yeux se firent plus froid quand je relevai le visage vers lui et avec tout le courage qui me restait au fond de moi, je prononçais cette phrase :

« N’as – tu rien d’autre à faire que de t’en prendre à une jeune femme ? On a plus de quoi s’attaquer au gros lourd comme toi ?! »

Son regard s’anima de colère, je le vis lever la main et dans le réflexe du moment, je passai sous son bras et finit par marcher très vite vers la sortie mais il se mit à courir et se plaça juste devant moi. Ses yeux marrons me firent très peur, je l’avoue, je me retrouvai paralysée sur place sans le moindre signe de réaction de mon corps. Quand il s’approcha plus de moi, j’eus juste le réflexe de fermer les yeux en priant pour que je meurs au premier coup. Ses pas se firent plus précis, plus près de moi, je déglutis une nouvelle fois en m’attendant à recevoir un coup sur le visage et pourtant ne sentant rien venir, j’ouvris les yeux, il était à quelques centimètres de mon visage, un grand sourire narquois aux lèvres. Je le regardai surprise, manquant à nouveau de faire tomber mon livre mais je le bloquai contre ma poitrine pour le retenir. Il me l’extirpa des bras et l’envoya valser sur une table derrière. Je fis un geste vers le livre en m’exclamant :


« Et ce livre t’a rien fait de mal ! »

J’entendis alors son rire, non ce n’était pas possible, un démon ne rit pas. Je reculai d’un pas puis un autre en espérant que ma fuite improvisée puisse le faire douter un court instant, histoire que je puisse me sortir d’ici. Il fit un pas vers moi sans me dégager le passage. Voyant qu’à ce petit jeu là, on n’irait pas loin, j’entrepris, dans un geste désespéré de sauver ma vie. Je collai mon sac contre ma poitrine, pris une respiration assez grande puis, un dernier regard vers lui, histoire de le défier, je me mis à courir et du même le bousculer pour passer mais quand je vis que je le dépassai, je me pressai alors le plus vite possible mais le temps dehors avait vite changé et il pleuvait. Avec mal car j’avais des chaussures à talon, je me mis à courir sur le pavé trempé sans prendre la précaution qu’il me suive. Après tout j’avais rien fait de mal, juste répondu à son attitude qui était irritante. Mais alors que je n’avais fait que quelques mètres dehors, j’entendis un bruit de pas plus lourd et je me retournai en vitesse, une fraction de seconde et je le voyais courir après moi, un sourire démoniaque aux lèvres. Je me mis à courir plus vite, manquant de me prendre dans les trous du trottoir. Mon cœur m’ordonnait malgré la peur de continuer à courir, mon corps ne pouvait s’empêcher par contre de se retourner fréquemment pour savoir si mon Meng Yin me poursuivait toujours et bien entendu, il ne continuait. Soudainement, à bout de souffle, je m’arrêtai sans savoir trop où. J’étais trempée de la tête au pied, mon corps était encore chaud de la course que je venais de faire mais il se refroidit trop rapidement avec la pluie. Il s’arrêta devant moi et posa ses mains sur ses jambes pour reprendre son souffle. Je le regardais, remplie de craintes, limite sur le point de pleurer alors que concrètement il ne m’avait rien fait. Mais Meng Yin avait une réputé qui le précédait et j’avais vu quelques unes de ses victimes mais moi qu’avais – je fait pour qu’il me poursuive sous la pluie ? Je me mis à hurler :


« Que t’ais – je fait Meng Yin ?! Que vas – tu me faire ?!
- Lin Xian…Prononça – t – il avec une voix démoniaque.
- Ne m’approche pas ! Ne m’approche pas ! »


Je me retournai et fit quelques pas mais je ne vis pas venir la voiture qui venait d’apparaître au coin de la rue. Je la regardais fixement, sans aucune réaction, j’avais les jambes en coton, une larme coula le long de ma joue…Je fermai les yeux, mis mes mains en protection contre mon visage et entendit juste mon prénom hurlait non – loin de moi. Je sentis l’impact mais perdit connaissance immédiatement…

« Lin Xian…Lin Xian ! Reviens à toi…Lin Xian ! »

Cette voix si près de moi, si douce, qui m’était totalement inconnue, je la ressentai dans mon être, elle m’appelait, me suppliait de revenir à un monde que je venais de quitter…Le monde de la conscience…Je sentis des secousses dans mon corps, je sentis qu’on voulait que je revienne mais si je revenai qui…Qui sera là pour m’accueillir ?...Et cette voix insistante qui me forçait à réagir, comme je pouvais la détester…J’ouvris doucement les yeux, ma vision était floue puis bientôt je retrouvai ma vue et vit penché sur moi, Meng Yin, le visage en sang. Je le regardais sans comprendre mais je prononçais son nom en me redressant mais abruptement, il tomba dans mes bras. J’hurlai alors qu’on appelle une ambulance ce que fit l’homme au volant en reprenant ses esprits… »


Voilà et tout ça pour vous laisser sur votre faim, je suis gentille =D
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Ecrit le06 Nov 2010 par la grandissime Lichan dans la catégorie : tribulations
Soyons ce que nous voulons être envers et contre tous...


Humeur : Emballée
Musique : A Postcard To Henry Purce
Livre : Emma - Jane Austen
Avatar : Lizzie Bennet modifié par moi sur photoshop.

« Elle s’avança vers la foule et se mit à virevolter à travers elle quand soudainement, elle s’arrêta auprès d’un homme de taille plus haute que la moyenne qui posa ses yeux sur elle. Elle lui sourit avec toute la malice dont elle savait faire preuve. L’homme recula d’un pas et la jeune femme s’exclama d’une voix charmante :


« Soyons ce que nous voulons être !
- Mais si cela ne sied pas à l’époque où nous vivons ? Demanda l’homme perplexe.
- Même si cela ne plaît guère ! Soyons entier envers et contre tous ! »


La jeune femme attrapa les mains plus grandes que les siennes de l’homme et l’entraîna à tourner avec elle. Un éclat de rire résonna dans la salle, tous tournèrent leurs visages vers eux et pourtant dans les yeux de l’homme plus rien n’existait mis à part cette ritournelle que venait de lui offrir cette inconnue. La jeune femme s’arrêta, fit une révérence en remontant les plis de sa robe victorienne avant de s’enfuir de la vue de l’homme. »


Je voulais faire un bel article loin des autres, prendre le temps de poser ma pensée, prends le temps de vous dire ce que je ressens. Mais j’ai été prise dans le flux de mon imagination, partie à l’époque de Orgueils et préjugés, partie sur la danse que je ne danserai jamais de mon vivant. J’étais bien loin de vous au début de cet article, je suis maintenant près de vous à cette phrase. Les pensées s’entre – choquent délicieusement ce soir, musique douce en fond, cœur calme et serein, idée claire et pourtant je sens monter en moi un flux de tempête qui frappera mon esprit, guidera mes mains sur le clavier. Je sens que je vais me laisser aller à cet appel d’écriture qui tourne en moi, je sens qu’il me faut délivrer mon âme de la tempête à venir envers et contre tout, envers mes projets constants, envers les projets en suspens. J’ai envie qu’un homme conte fleurette à une de mes héroïnes, j’ai envie de l’élever dans une société qui n’est plus la notre, j’ai envie de la faire devenir une « jeune femme accomplie » plaisant à Mr Darcy. J’ai envie qu’elle aille au bal comme si elle jouait sa vie, j’aimerai qu’elle échange une correspondance avec milles gens, se sentir à sa place. J’aimerai vous entraîner dans un univers qui a toujours été le mien, le 19ème siècle. Venez ! Parcourons les pavés de Paris avec nos bottines neuves, froissons la mousseline de nos robes à danser, parlons à tort et à travers, aimons sans espérer qu’une inclinaison en retour soit possible. Aimons, jouons, dansons, prenons le thé comme on le faisait à ce temps là et soyons ce que nous voulons…


En ce moment, je cherche souvent ma place en ce moment et je pense enfin l’avoir trouvé. Je suis ce que je suis, si mes réactions sont si changeantes c’est que j’ai le cœur plein d’entrain mais je sais avec certitude que mon affection est donnée à des justes cœurs. Je n’envie personne, certes j’aimerai dessiner comme Tiffou ou Marinou ou Luwyn ou Cuty ou Sempouille, certes j’aimerai écrire comme d’autres gens que je connais, certes j’aimerai avoir ce que d’autres ont mais ceux – ci n’ont pas le cœur que j’ai, n’ont pas cette imagination qui sied et je m’en moque si vous me trouvez bien arrogante mais j’aime mon imagination qui fait valser mon cœur. J’aime rêver de vivre à une autre époque, partager ce rêve avec Luwyn ou parler comme de bonnes dames de l’époque avec Tsuki. J’aime cela !


Et bientôt, je pense, vous pourrez partager ce rêve d’époque car avec Lu, nous travaillons sur un forum rp sur le 19ème siècle donc en attendant qu’il soit fini, je m’en occupe avec Lu ^^ on bosse dur surtout que toutes les deux nous sommes sur un projet BD parlant du 19ème siècle. Vous comprendrez alors ma fougue à ce sujet. J’aime ce siècle, ses idées, ce lot de déception qu’à apporter les durs évènements de ce siècle. Je ne me languis jamais de m’y imaginer.


Parlons d’autre chose, j’ai eu une belle pensée dans l’après – midi…Je ne me rappelle plus de cette chanson qu’il parlait de rose blanches, mais à la veille de la Toussaint, elle m’est revenue en tête :


« J’irai poser des roses blanches sur ta tombe… »


Depuis lors chaque fois que je vois ces roses blanches, je m’en vais le cœur lourd de chagrin, presque résignée à pleurer. Il est sûr que si un jour je devais fleurir une tombe, je porterai un bouquet de rose blanche et je pense que je pourrais laisser le vent sécher mes larmes. Mon cœur vient de se ternir légèrement à cette pensée et à celle – ci s’enchaîne un souvenir auditif de Goutte de pluie de Chopin, tout ceci n’est guère bon signe et ne voulant pleurer pour si peu, il me faut alors parler d’autre chose mais de quoi ?


J’avoue que je pourrais parler des choses autres que j’entreprends, du fait que je me suis lancée dans « un jour, un croquis », exposés sur mon facebook ou alors je vous parlerai du temps qui passe, qui me lasse, qui m’exaspère, que je trouve bon…Je pourrais vous dire que je fus récemment malade, et que je ressens encore la fatigue, que je suis parfois si paniquée que j’en deviens malade. Il se peut aussi que je vous dise que mes « relations » s’accroissent de jours en jours, que je commence à connaître des artistes amateurs très doués, il se pourrait que je finisse par vous dire : « aimez, vivez comme vous êtes et aspirer à être »…Et je pense que je conclurais simplement sur « Soyons comme nous voulons l’être envers et contre tous. »


Quelle belle conclusion, n’est – ce pas ? Ou alors, voulez – vous la suite de la scène de début ?


Je prendrai le silence pour un consentement et donc voici ce que je vous offre :


« La jeune femme s’arrêta, fit une révérence en remontant les plis de sa robe victorienne avant de s’enfuir de la vue de l’homme. La jeune femme alla rejoindre une de ses amies qui s’écria à voix basse :


« Meredith avez – vous aucune once d’honte ?
- Quelle honte devrais – je avoir à votre sens ? Demanda la jeune femme.
- Celle de ne pas vous comporter comme vous le devriez, ma bonne amie. Répondit Miss Mirian.
- Oh vous me pardonnerez mon entrain et ma gaieté mon amie, comme vous l’avez toujours eu la gentillesse de le faire. S’exclama Mery en souriant.
- Oh ! Mery ! Vous… »


Miss Mirian laissa filer sa conclusion en levant de grands yeux derrière son amie. Meredith se retourna et vit l’homme qu’elle avait accosté auparavant et un sourire posé se déposa sur ses lèvres. Elle refit une réverence et l’homme en fit de même tout en déclarant d’une voix légèrement intimidée :


« Miss… »


Mery leva ses yeux bleus vers l’homme et se mit à le détailler très rapidement. Il avait les cheveux noirs foncés, des yeux gris souris et au coin de sa lèvre un léger grain de beauté à peine marqué. Elle sourit et déclara d’une voix pleine d’entrain :


« Miss Meredith ! Je ne vous donnerai guère mon nom. Je n’ai pas envie que vous vous plaignez de moi à votre entourage.
- Mery ! Allons, ne taquinez pas ce jeune homme ! s’exclama son amie.
- Oh, ne vous offusquez donc pas ma chère amie, je vais m’en excuser dès maintenant. Pardonnez moi mon affront Mister…Déclara – t – elle en baissant les yeux.
- Mister Mackareth…Ne vous excusez pas, votre taquinerie me va droit au cœur. Déclara – t – il en souriant.
- Oh, ne me dites pas cela, Mister Mackareth, il se peut que je vous poursuive toute la soirée pour vous taquiner comme j’aime à le faire.

- Mery ! S’écria son amie.

- …Etes – vous engagée ce soir ? Demanda Mackareth.

- Me voyez – vous au bras d’un quelconque cavalier ? Répondit Meredith.

- Non…Alors, puis – je vous inviter à la prochaine danse ? Demanda le jeune homme.

- N’avez – vous pas peur que je sois piètre danseuse et que c’est à cause de cela que je ne suis pas prise ce soir ? S’enquit la jeune femme avec les yeux brillants de malice.

- Je n’en ai point peur, je vous l’affirme. Répondit avec un sourire doux l’homme.

- Alors, si votre courage a tant d’ampleur, je vous laisse ma main pour me guider au milieu de la salle et allons danser ! »


Meredith regarda son amie qui était encore déconcertée des manières de la jeune femme avant de tendre la main à l’homme qui s’empressa de l’amener au milieu de la salle de bal. Quand la musique commença, face à face, ils commencèrent à s’avancer et à danser. Au fur et à mesure du flux constant des pas, leurs regards ne se décrochèrent pas, la malice qui avait habité les grands yeux bleus de Meredith laissa place aux lueurs de la rêverie. Elle laissa la musique emprunter son cœur et portant la main à la main de son cavalier, elle l’entraîna dans la folie de son être et quand la musique s’arrêta, laissant vide les deux êtres qui dansait, Meredith retrouva alors sa malice d’avant et s’avança vers son cavalier, fit une révérence avant de disparaître à nouveau de son champ de vision… »


Jolie conclusion, n’est – ce pas ?

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Ecrit le31 Oct 2010 par la grandissime Lichan dans la catégorie : blabla
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