Ecriture Un jour de printemps page : 160
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Croquis |
Projets EBDN (nom non communiqué exprès) : tome 1 : 50% |
Création graphique
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Humeur : Emballée« Elle s’avança vers la foule et se mit à virevolter à travers elle quand soudainement, elle s’arrêta auprès d’un homme de taille plus haute que la moyenne qui posa ses yeux sur elle. Elle lui sourit avec toute la malice dont elle savait faire preuve. L’homme recula d’un pas et la jeune femme s’exclama d’une voix charmante :
« Soyons ce que nous voulons être !
- Mais si cela ne sied pas à l’époque où nous vivons ? Demanda l’homme perplexe.
- Même si cela ne plaît guère ! Soyons entier envers et contre tous ! »
La jeune femme attrapa les mains plus grandes que les siennes de l’homme et l’entraîna à tourner avec elle. Un éclat de rire résonna dans la salle, tous tournèrent leurs visages vers eux et pourtant dans les yeux de l’homme plus rien n’existait mis à part cette ritournelle que venait de lui offrir cette inconnue. La jeune femme s’arrêta, fit une révérence en remontant les plis de sa robe victorienne avant de s’enfuir de la vue de l’homme. »
Je voulais faire un bel article loin des autres, prendre le temps de poser ma pensée, prends le temps de vous dire ce que je ressens. Mais j’ai été prise dans le flux de mon imagination, partie à l’époque de Orgueils et préjugés, partie sur la danse que je ne danserai jamais de mon vivant. J’étais bien loin de vous au début de cet article, je suis maintenant près de vous à cette phrase. Les pensées s’entre – choquent délicieusement ce soir, musique douce en fond, cœur calme et serein, idée claire et pourtant je sens monter en moi un flux de tempête qui frappera mon esprit, guidera mes mains sur le clavier. Je sens que je vais me laisser aller à cet appel d’écriture qui tourne en moi, je sens qu’il me faut délivrer mon âme de la tempête à venir envers et contre tout, envers mes projets constants, envers les projets en suspens. J’ai envie qu’un homme conte fleurette à une de mes héroïnes, j’ai envie de l’élever dans une société qui n’est plus la notre, j’ai envie de la faire devenir une « jeune femme accomplie » plaisant à Mr Darcy. J’ai envie qu’elle aille au bal comme si elle jouait sa vie, j’aimerai qu’elle échange une correspondance avec milles gens, se sentir à sa place. J’aimerai vous entraîner dans un univers qui a toujours été le mien, le 19ème siècle. Venez ! Parcourons les pavés de Paris avec nos bottines neuves, froissons la mousseline de nos robes à danser, parlons à tort et à travers, aimons sans espérer qu’une inclinaison en retour soit possible. Aimons, jouons, dansons, prenons le thé comme on le faisait à ce temps là et soyons ce que nous voulons…
En ce moment, je cherche souvent ma place en ce moment et je pense enfin l’avoir trouvé. Je suis ce que je suis, si mes réactions sont si changeantes c’est que j’ai le cœur plein d’entrain mais je sais avec certitude que mon affection est donnée à des justes cœurs. Je n’envie personne, certes j’aimerai dessiner comme Tiffou ou Marinou ou Luwyn ou Cuty ou Sempouille, certes j’aimerai écrire comme d’autres gens que je connais, certes j’aimerai avoir ce que d’autres ont mais ceux – ci n’ont pas le cœur que j’ai, n’ont pas cette imagination qui sied et je m’en moque si vous me trouvez bien arrogante mais j’aime mon imagination qui fait valser mon cœur. J’aime rêver de vivre à une autre époque, partager ce rêve avec Luwyn ou parler comme de bonnes dames de l’époque avec Tsuki. J’aime cela !
Et bientôt, je pense, vous pourrez partager ce rêve d’époque car avec Lu, nous travaillons sur un forum rp sur le 19ème siècle donc en attendant qu’il soit fini, je m’en occupe avec Lu ^^ on bosse dur surtout que toutes les deux nous sommes sur un projet BD parlant du 19ème siècle. Vous comprendrez alors ma fougue à ce sujet. J’aime ce siècle, ses idées, ce lot de déception qu’à apporter les durs évènements de ce siècle. Je ne me languis jamais de m’y imaginer.
Parlons d’autre chose, j’ai eu une belle pensée dans l’après – midi…Je ne me rappelle plus de cette chanson qu’il parlait de rose blanches, mais à la veille de la Toussaint, elle m’est revenue en tête :
« J’irai poser des roses blanches sur ta tombe… »
Depuis lors chaque fois que je vois ces roses blanches, je m’en vais le cœur lourd de chagrin, presque résignée à pleurer. Il est sûr que si un jour je devais fleurir une tombe, je porterai un bouquet de rose blanche et je pense que je pourrais laisser le vent sécher mes larmes. Mon cœur vient de se ternir légèrement à cette pensée et à celle – ci s’enchaîne un souvenir auditif de Goutte de pluie de Chopin, tout ceci n’est guère bon signe et ne voulant pleurer pour si peu, il me faut alors parler d’autre chose mais de quoi ?
J’avoue que je pourrais parler des choses autres que j’entreprends, du fait que je me suis lancée dans « un jour, un croquis », exposés sur mon facebook ou alors je vous parlerai du temps qui passe, qui me lasse, qui m’exaspère, que je trouve bon…Je pourrais vous dire que je fus récemment malade, et que je ressens encore la fatigue, que je suis parfois si paniquée que j’en deviens malade. Il se peut aussi que je vous dise que mes « relations » s’accroissent de jours en jours, que je commence à connaître des artistes amateurs très doués, il se pourrait que je finisse par vous dire : « aimez, vivez comme vous êtes et aspirer à être »…Et je pense que je conclurais simplement sur « Soyons comme nous voulons l’être envers et contre tous. »
Quelle belle conclusion, n’est – ce pas ? Ou alors, voulez – vous la suite de la scène de début ?
Je prendrai le silence pour un consentement et donc voici ce que je vous offre :
« La jeune femme s’arrêta, fit une révérence en remontant les plis de sa robe victorienne avant de s’enfuir de la vue de l’homme. La jeune femme alla rejoindre une de ses amies qui s’écria à voix basse :
« Meredith avez – vous aucune once d’honte ?
- Quelle honte devrais – je avoir à votre sens ? Demanda la jeune femme.
- Celle de ne pas vous comporter comme vous le devriez, ma bonne amie. Répondit Miss Mirian.
- Oh vous me pardonnerez mon entrain et ma gaieté mon amie, comme vous l’avez toujours eu la gentillesse de le faire. S’exclama Mery en souriant.
- Oh ! Mery ! Vous… »
Miss Mirian laissa filer sa conclusion en levant de grands yeux derrière son amie. Meredith se retourna et vit l’homme qu’elle avait accosté auparavant et un sourire posé se déposa sur ses lèvres. Elle refit une réverence et l’homme en fit de même tout en déclarant d’une voix légèrement intimidée :
« Miss… »
Mery leva ses yeux bleus vers l’homme et se mit à le détailler très rapidement. Il avait les cheveux noirs foncés, des yeux gris souris et au coin de sa lèvre un léger grain de beauté à peine marqué. Elle sourit et déclara d’une voix pleine d’entrain :
« Miss Meredith ! Je ne vous donnerai guère mon nom. Je n’ai pas envie que vous vous plaignez de moi à votre entourage.
- Mery ! Allons, ne taquinez pas ce jeune homme ! s’exclama son amie.
- Oh, ne vous offusquez donc pas ma chère amie, je vais m’en excuser dès maintenant. Pardonnez moi mon affront Mister…Déclara – t – elle en baissant les yeux.
- Mister Mackareth…Ne vous excusez pas, votre taquinerie me va droit au cœur. Déclara – t – il en souriant.
- Oh, ne me dites pas cela, Mister Mackareth, il se peut que je vous poursuive toute la soirée pour vous taquiner comme j’aime à le faire.
- Mery ! S’écria son amie.
- …Etes – vous engagée ce soir ? Demanda Mackareth.
- Me voyez – vous au bras d’un quelconque cavalier ? Répondit Meredith.
- Non…Alors, puis – je vous inviter à la prochaine danse ? Demanda le jeune homme.
- N’avez – vous pas peur que je sois piètre danseuse et que c’est à cause de cela que je ne suis pas prise ce soir ? S’enquit la jeune femme avec les yeux brillants de malice.
- Je n’en ai point peur, je vous l’affirme. Répondit avec un sourire doux l’homme.
- Alors, si votre courage a tant d’ampleur, je vous laisse ma main pour me guider au milieu de la salle et allons danser ! »
Meredith regarda son amie qui était encore déconcertée des manières de la jeune femme avant de tendre la main à l’homme qui s’empressa de l’amener au milieu de la salle de bal. Quand la musique commença, face à face, ils commencèrent à s’avancer et à danser. Au fur et à mesure du flux constant des pas, leurs regards ne se décrochèrent pas, la malice qui avait habité les grands yeux bleus de Meredith laissa place aux lueurs de la rêverie. Elle laissa la musique emprunter son cœur et portant la main à la main de son cavalier, elle l’entraîna dans la folie de son être et quand la musique s’arrêta, laissant vide les deux êtres qui dansait, Meredith retrouva alors sa malice d’avant et s’avança vers son cavalier, fit une révérence avant de disparaître à nouveau de son champ de vision… »
Jolie conclusion, n’est – ce pas ?
